Zidane, Klopp, Van Bommel : la valse des grands sélectionneurs de l'été 2026
En l'espace de quelques semaines, cet été, une bonne partie du gratin des sélectionneurs mondiaux a changé de visage. France, Allemagne, Belgique, Portugal, Sénégal : le Mondial 2026 a agi comme un accélérateur de décisions, parfois attendues, parfois plus surprenantes.
Le Mondial, révélateur et déclencheur
Une Coupe du Monde agit toujours comme un moment de vérité pour les sélectionneurs : quatre ans (ou parfois moins) de travail jugés en quelques semaines, sous une pression maximale. L'édition 2026 n'a pas dérogé à la règle. Didier Deschamps quitte son poste après quatorze ans et une quatrième place obtenue au bout d'une petite finale spectaculaire face à l'Angleterre — un départ dans la continuité plutôt que dans la crise, après le plus long mandat de l'histoire des Bleus. À l'inverse, l'Allemagne, la Belgique et le Sénégal ont vu leurs sélectionneurs partir dans des circonstances plus tendues, après des éliminations jugées décevantes au regard du potentiel de leurs effectifs.
Des profils très différents
Ce qui frappe dans cette vague de nominations, c'est la diversité des profils choisis. Zinédine Zidane arrive en France auréolé de son passé de champion du monde 1998 et de triple vainqueur de la Ligue des Champions comme entraîneur du Real Madrid — un choix de continuité prestigieuse. Jürgen Klopp, en Allemagne, incarne au contraire une rupture : c'est son tout premier poste en sélection après une carrière entière en club (Mayence, Dortmund, Liverpool), et son style de jeu intense tranche avec la tradition allemande plus posée. Mark van Bommel, en Belgique, mise sur un profil plus jeune et moins expérimenté au sommet, avec l'ambition de reconstruire une identité collective après les années de la génération dorée.
Un point commun : l'horizon 2028-2030
Au-delà des différences de style, ces nominations partagent un point commun frappant : elles se projettent toutes vers l'Euro 2028 et le Mondial 2030, plutôt que vers un objectif à très court terme. Les contrats signés courent sur plusieurs années (quatre ans pour Klopp et van Bommel), signe que ces fédérations ont choisi de miser sur la construction d'un projet plutôt que sur une solution de gestion de crise immédiate. Reste à savoir si cette patience affichée résistera aux premiers résultats décevants, un scénario que le football international a déjà vu se répéter bien des fois.